Le Bouillon blanc

Pollennisateur sur Bouillon blanc

Le Bouillon blanc a toute son importance dans la tradition des plantes médicinales ! Le Verbascum thapsus, de son nom latin, fait parti des 7 fleurs pectorales. Découvrez-en un peu plus grâce à Nadine Forestier et retrouvez les simples qu’elle produit dans le Sud de la France dans notre catégorie plante séchées.

Chez les Celtes, chaque humain était considéré dans sa globalité. Le Druide ne se contentait pas d’administrer un végétal comme le Bouillon blanc pour soigner une personne, il l’entourait de sa protection.

Nous appellerions cela l’intention aujourd’hui, car la magie est dans chaque intention.

Paysanne mais aussi Herboriste formée à l’ELPM (Ecole Lyonnaise des Plantes), je peux confirmer que faire pousser, cueillir et préparer une plante a un sens profond et puissant.

Pour illustrer l’Herboristerie en ligne Terra Druidae sur l’invitation de Julie, j’ai choisi le Bouillon blanc (Verbascum thapsus). Plante médicinale lumineuse et solaire, on la place au centre du Néméton lors de Lugnasad. Vous pourrez vous la procurer ici.

Verbascum thapsus

Le Bouillon blanc est également appelé sous de nombreux noms évocateurs qui témoignent de son importance dans la tradition des plantes médicinales : Molène, Bouillon mâle, Herbe à bonhomme, Cierge de Notre Dame, Herbe de St Fiacre, Bouillon ailé, Blanc de Mai, Bonhomme, Fleur de grand chandelier…

Cette belle et grande plante bisannuelle à la magnifique floraison dorée en forme de cierge peut atteindre 2 mètres ! Vous l’avez très certainement croisée au détour d’une promenade. Elle aime les friches, les rochers et les terrains sablonneux et calcaires du Midi de la France.

L’origine du nom : «bouillon» viendrait probablement du bas-latin «bugillo» ou du provençal qui en découle «boulido» en raison de l’emploi en décoction des fleurs aux vertus pectorales. L’épithète «blanc» fut ajouté par la suite en raison de la couleur des feuilles couvertes d’un duvet blanc.

Ses vertus traditionnelles :

    • Dans les temps anciens (IVe siècle av. J-C), c’était la racine du Bouillon blanc qui était préconisée en décoction comme astringent. Le reste de la plante était utilisé en soin émollient et vulnéraire (Dioscoride).
    • La décoction de ses fleurs était considérée par Sainte Hildegarde comme un remède infaillible de l’enrouement.
    • En Irlande et en Angleterre certains guérisseurs conseillaient encore il y a peu de boire une décoction de feuilles sèches de Bouillon blanc dans du lait bouillant pour lutter contre la tuberculose.

De nos jours :

Ce sont surtout les fleurs du Bouillon blanc qui sont utilisées. Leur odeur douce de miel et leur saveur sucrée et mucilagineuse sont très agréables.

Adoucissantes et calmantes les fleurs de Bouillon blanc sont préconisées en cas de bronchites et d’atteintes de la sphère respiratoire en général. Elles facilitent l’expectoration, elles sont sudorifiques et légèrement narcotique (facilite le sommeil).

Certains phytothérapeutes prescrivent le Bouillon blanc dans les cas de maux de reins ou de vessie car il exerce un effet bénéfique « dans tous les états inflammatoires de nos viscères ».
cueillette de bouillon blanc

Pour préparer une infusion de fleurs de Bouillon blanc (disponibles ici) :

  • Prendre une poignée de fleurs, soit 30g, pour 1litre d’eau bouillante.
  • Laisser infuser à couvert pendant 10 minutes.
  • Bien filtrer (car présence de « poils et corolles »).

Vous pourrez boire une tasse 2 à 4 fois par jour lors d’affections trachéo-bronchiques, ou d’inflammations digestives (entérite, diarrhée) et urinaires (cystites).

Cette plante n’a pas de contre-indication connue, mais si vous la trouvez dans la nature, évitez ses graines qui ont la réputation d’être toxiques. Je vous invite à découvrir les fleurs de Bouillon blanc en leur laissant une place dans votre théière…
 
 

Nadine Forestier d’Âme Lierre Jardin des Simples